top of page

Il est temps de fermer la porte



Insidious: The Red Door est présenté comme la suite du premier et second volet de la franchise, réalisés par James Wan. C'est au tour de Patrick Wilson (Josh Lambert dans Insidious/ Ed Warren dans Conjuring) d'endosser pour la première fois la casquette de réalisateur. Il se peut que ce soit un cadeau empoisoné que de débuter dans la réalisation avec une franchise comme Insidious, où toute tentative de nouveauté semble vaine.


Pourquoi ça marche, de justesse?


Ça ne décolle pas vraiment


Le film n'est pas si mauvais. Les quelques jump scares restent pour la plupart inventifs et efficaces, comme nous l'illustre la scène dans le scanner IRM. La réalisation est ingénieuse, les acteurs sont bons. Seulement voilà, ce n'est pas suffisant.

Le personnage principal de Dalton, victime de la recrudescence des phénomènes paranormaux, n'est pas assez détaillé. On aimerait en voir plus sur son émancipation en tant que jeune adulte aux Beaux-Arts. Emancipation qui semble dictée par sa seule amie à l'université, rien d'autre.

La musique, pourtant signée Joseph Bishara, ne sauve pas le film. Elle devient presque insipide par moments. Bishara ne s'est pas surpassé comme il a su le faire sur les Conjuring, où le travail sonore fait partie intégrante de l'ambiance unique des films.


Le sentimental à la rescousse


L'importance du relationnel vient sauver la donne. Le duo fracassant James Wan et Leigh Whannell nous l'a déjà prouvé à plusieurs reprises: un film d'horreur peut être touchant. L'attache forte entre les personnages est souvent ce qui les sauve du mal. En l'occurrence, Patrick Wilson est très bon dans le rôle du père tourmenté, qui peine à sauver sa relation avec son fils. Ty Simpkins joue à merveille celui qui en veut à son père d'avoir été absent et qui le lui fera comprendre. Les rapports familiaux sont impactants dans Insidious: The Red Door, c'est ce qui nous fait craindre pour leur vie une fois aventurés dans le Lointain.


En résumé, on ne passe pas un mauvais moment, mais on n'en ressort pas émerveillé pour autant. Toutefois, Patrick Wilson a été bon pour son baptême de réalisation. La suite de son travail est à surveiller de près.


Insidious: The Red Door, Patrick Wilson, Sony Pictures Releasing, 2023.


Note globale: 6/10

Commentaires


bottom of page