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L'Exorcisme moderne qui peine à convaincre


The Exorcist: Believer. David Gordon Green, Universal Pictures, 2023.


Cette année pour Halloween marque une nouvelle tentative dans la longue saga des films Exorcist, débutée en 1973 sous la direction de William Friedkin. Entre énormes succès et véritables échecs critiques, les nombreux remakes et suites n'ont pas toujours fait l'unanimité. Qu'en est-il du sixième et dernier volet en date, L'Exorciste: Dévotion?


Le film relate l'histoire de deux adolescentes disparues dans les bois et retrouvées 3 jours après, touchées par une amnésie totale. Définitivement bouleversés, les parents vont tenter de déceler la vérité que même les médecins ne savent pas apporter.


Un hommage plein de nostalgie


Le film signe le grand retour des deux actrices du film de 1973. Tandis que la jeune fille, Regan, incarnée par Linda Blair, fait une apparition furtive en fin de film, Ellen Burstyn tient un rôle substantiel. Sa présence apporte une profondeur à l'histoire en aidant les parents des adolescentes par la rétrospective de sa propre histoire. Près de 50 ans après le succès de The Exorcist, c'est avec grandeur qu'Ellen reprend son rôle de Chris, mère toujours aussi attachée à sa fille chérie.


Un début inébranlable


L'exposition nous présente des personnages attachants. Victor est un père célibataire qui vit avec sa fille Angela. Leur relation fusionnelle va créer un lien fort avec l'audience. D' un autre côté, la jeune Katherine vit dans une famille catholique pratiquante. Leur obsession à vivre à travers le regard des autres les rendra particulièrement exécrables.

La première scène de tension donne un ton prometteur : Angela, de retour à la maison après l'incident, semble ne pas être tout à fait elle-même. Alors que Victor se brosse les dents, l'électricité lui joue des tours. Angela apparait soudainement dans le champ, déboussolée. Un démarrage en douceur, un peu cliché, mais efficace.


On attend alors un crescendo de tension palpitant. Malheureusement, à partir de là, c'est la descente aux enfers, littéralement.


Des personnages indolores dans une histoire insipide


Juste après cette exposition prometteuse, le film perd en intensité. L'intrigue se perd dans l'introduction de personnages insignifiants qui n'apportent pas grand-chose à l'histoire, tandis que certaines situations semblent artificiellement introduites pour des besoins scénaristiques.


Malgré des éléments sonores rappelant le film de Friedkin, L'Exorciste: Dévotion n'arrive pas à saisir l'essence d'un bon film d'exorcisme. Il oscille entre l'horreur graphique et psychologique sans parvenir à les intégrer harmonieusement. En fin de compte, le film semble abandonner de bonnes idées en cours de route.


Note: 4.5/10



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