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Un été exquis


Call Me By Your Name, Luca Guadagnino, 2017, Sony Pictures Classics.


Call Me By Your Name est un drame romantique réalisé par Luca Guadagnino. Très influencé par le travail d'Eric Rohmer (Pauline à la plage, Le genou de Claire), c'est sans grande surprise que le film sent bon l'été.

Elio et ses deux parents vivent une vie paisible dans leur grande villa dans la province de Crémone, où cigales et oiseaux ont le maître mot. Elio est un jeune garçon de 17 ans qui passe ses journées à jouer du piano et bouquiner. Sa routine sera bouleversée par l'arrivée de Samuel, un doctorant américain avec qui il va devoir partager sa chambre le temps d'un été.


Pourquoi ça marche?


L'effet "feel good"


Rien ne peut égaler le sentiment de bien-être que l'on ressent en regardant l'un de nos films préférés. C'est encore plus vrai pour nos "comfort movies" d'été. Call Me By Your Name tombe dans cette catégorie. Si la romance estivale ne vous émeut pas, vous pourrez toujours profiter de l'ambiance détente du film. A plusieurs reprises, le spectateur assiste au petit-déjeuner des habitants de la maison. La table dressée, proposant café, jus et petits pains est invitation à un doux matin d'été à l'italienne. Le film capture à merveille la lenteur d'un été peu rempli, que l'on occupe par la lecture et les balades à vélo. La fraicheur des baignades semble transpercer notre écran. La douceur de la composition musicale, signée Sufjan Stevens, est de connivence avec ce ressenti. Enfin, le jonglage spontané entre le français, l'italien et l'anglais entre les personnages laisse place à un exotisme linguistique ravissant.


L'amour complexe mais envoutant


Si le statut ambigu de l'amour entre les deux jeunes hommes peut par moment paraître frustrant, l'imprévisibilité d'une amourette de vacances laisse un goût de légèreté et d'aventure de tous les possibles. On suit le questionnement de Elio, chamboulé par l'américain un peu trop encombrant. Samuel, un peu plus âgé, semble sûr de lui. Il est quelque peu détestable au prime abord. Par la suite, un jeune passionné qui doit laisser enfuie son homosexualité nous est révélé. C'est cette évolution dans la perception du personnage qui nous donne l'impression d'être au centre du dédale amoureux. Se détester pour mieux s'aimer...


Note globale: 8/10




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